Nicolas Sarkozy
 

Visite de Nicolas Sarkosy en Creuse

J’étais présente au discours de clôture de Nicolas Sarkosy lors de sa visite, aujourd’hui, dans notre département.

Non par accointance ou envie de rapprochement, d’allégeance. Je ne me retrouve ni dans le projet ni dans les valeurs défendus par Sarkosy depuis 2007. Simplement, par respect de la fonction, parce qu’aucune visite présidentielle n’avait eu lieu depuis 30 ans et surtout parce que la question de la ruralité est primordiale pour notre territoire. Et pour moi, Sarkosy n’est pas vraiment le Président des terroirs, de la ruralité. Sarkosy-en-Creuse.jpg

Voici donc ma réaction, livrée à la presse :

« Répondant à l’invitation du Président de la République, non par rapprochement idéologique mais bien pour l’intérêt de la question de la ruralité, je note que cette visite nous aura présenté un¨Nicolas Sarkosy plus candidat que représentant de tous les Français, plus diviseur que fédérateur.

Si la vie dans nos territoires ruraux est évidemment lié au développement économique, pourquoi opposer services publics et secteur privé ? C’est oublier que l’accueil de nouvelles populations et entreprises passe aussi par la présence d’écoles, de services de santé, d’accès uniforme aux nouvelles technologies (mobile et internet), de services publics… Tout ce qui relève de l’Etat et qui a été largement mis à mal depuis 2007.

L’aménagement du territoire, au coeur de la question de la ruralité, exige des infrastructures routières, ferroviaires dignes de ce nom. J’ai pu noter, d’ailleurs, le soutien de Nicolas Sarkosy à la LGV Limoges – Poitiers, ce que Jean Auclair a pu apprécier, lui qui la combat  tant sans avoir compris que ce barreau fait partie d’un ensemble plus large pouvant mettre la Creuse au coeur de liaisons Est – Ouest.

La ruralité, pour Nicolas Sarkosy, semble se limiter aux activités de multi – services et aux pôles d’excellence rurale alors qu’il est possible de produire, ici, sur notre département !

S’il est vrai que l’Etat ne peut pas tout et que nos territoires doivent d’abord compter sur leurs propres ressources, il doit accompagner les forces vives, en être le facilitateur.

Et que dire du manque d’ambition pour l’agriculture, certes présentée comme « le socle de la ruralité » ? Décrier la « subventionnite aigue » pour ne proposer, ensuite, que d’allouer une partie de la taxe sur les sodas à une exonération de charges sur les emplois agricoles permanents, cela ne reste qu’une nouvelle mesure conjoncturelle. Réponse partielle et légère à la crise profonde et structurelle que connaissent nos agriculteurs.

Enfin, il est à regretter que la Creuse n’ait été, aujourd’hui, l’objet d’une partie de ping – pong entre Nicolas Sarkosy et Martine Aubry, le théâtre de la surenchère dans les promesses alors que les citoyens ont tant besoin de vérité et de rassemblement. »

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